Dr. House

jeudi 31 mai 2012
par  The Mocking Bird

Série américaine créée par David Shore, avec Hugh Laurie, Robert Sean Leonard, Lisa Edelstein, Jesse Spencer, Omar Epps, Jennifer Morrison.

La diffusion de la saison 7 vient de s’achever en France. La huitième et ultime saison vient de s’achever, elle, aux Etats-Unis, et sera diffuser en France au printemps prochain.

8 ans. Cela faisait 8 ans que l’incorrigible docteur House hantait les couloirs de l’hôpital de Princeton Plainsboro - et nos télévisions. Techniquement, pour nous en France, cela fait 7 ans. La huitième et ultime saison sera diffusée au printemps prochain. Mais la série vient de s’achever aux Etats-Unis. Le docteur House a raccroché sa cane, et c’est une page qui se tourne dans l’histoire du petit écran.

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Gregory House est un brillant médecin à la tête du département des diagnostiques. House est un médecin associal, cynique, boiteux, accro à la vicodine et difficilement gérable. Mais il est également brillant. Il dirige le département des diagnostiques, et est capable de résoudre les énigmes médicales les plus insolites. Il est secondé dans son travail par une équipe de 3 ou 4 jeunes médecins qui lancent des idées au hasard, donnant à House matière à réflexion jusqu’à ce que son génial cerveau trouve la solution. Pas moins de 9 médecins se seront succédé dans son équipe en 8 ans !

Il faut dire qu’ils ont bien du mérite à supporter l’insupportable House ! Encore plus méritants, sont Lisa Cuddy, doyenne de l’hôpital, et donc chef de House, et James Wilson, oncologue, et seul - mais vrai - ami de House. Pour sa défense, House a mal à la jambe, ce qui le rend grincheux.

Des héros cyniques, aujourd’hui, on en voit partout. Mais quand House a débarqué sur nos écrans, c’était une petite révolution de la série médicale. Finis les bons sentiments, les patients héroïques, les docteurs compatissants et échangistes. Place au cynisme bien dosé, à l’humour noir et décapant, car le docteur ne mâche pas ses mots. Cela peut faire un choc au début, mais cela devient vite réjouissant.

Certains diront aussi que les cas médicaux sont bien ficelés. Oui peut être, enfin je n’en sais rien, je n’y comprends rien. Enfin j’ai tout de même retenu une chose ou deux. Notamment, qu’un lupus est une maladie auto-immune, que si on a les yeux jaunes, c’est le foie qui lâche, qu’on peut ouvrir un utérus sans risquer la vie du fœtus - du bébé et qu’il ne faut pas choquer un patient mouillé.

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Bien sûr, comme toute série, House a eu ses hauts et ses bas. Elle a commencé sur les chapeaux de roues, avec 4 saisons qui ont placé la barre très haut. 4 saisons, c’est un moment critique. Si l’on ne touche pas à la formule, on risque de tourner en rond, et le spectateur va s’ennuyer. Si on fait évoluer la série, on risque de perdre ce qui en faisait son essence. C’est ce qui s’est passé pour House. Après un final de saison 4 explosif et bouleversant, les scénaristes ne savaient visiblement pas trop comment rebondir et retomber sur leurs pieds. La saison 5, un ton en dessous, se rattrapait tout de même sur la fin. Avec un très bon double épisode pour démarrer la saison 6, on pensait la série repartie du bon pied, mais non.
Le problème est que le personnage de House reposait essentiellement sur un équilibre ténu entre cynisme, avec ses patients, et comique, avec Cuddy et Wilson. Peu à peu, Wilson est devenu transparent, et House est devenu sérieux à propos de Cuddy. Exit la légèreté, House n’était plus qu’un grincheux, misérable et éconduit. Résultats, les saisons 6 et 7 sont à oublier - d’ailleurs je les ai oubliées.
Après avoir failli abandonner, j’ai appris que la saison 8 serait la dernière, alors je me suis accrochée, par curiosité, savoir comment tout cela allait se terminer. Et il ya eu du mieux avec cette nouvelle saison. Beaucoup de choses avaient changées. Du sang neuf est arrivé.

Et puis finalement, déjà, l’heure des adieux est arrivée. Sur un arc en 3 épisodes, House renoue avec son passé, retrouve sa dynamique d’autre fois, et nous offre un final centré sur la relation qui fut finalement le pilier de House comme de la série : House et Wilson. Je n’en dirais pas plus, car je ne veux gâcher la surprise pour personne.

Après 8 ans de bons et loyaux services, House tire sa révérence en beauté.

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