Drive

lundi 24 octobre 2011
par  The Mocking Bird

Film américain de Nicolas Winding Refn, avec Ryan Gosling, Carey Mulligan, Bryan Cranston.

A Los Angeles, un jeune homme (Ryan Gosling) mène une double vie. Cascadeur expérimenté le jour, il se transforme en chauffeur pour des braqueurs la nuit, faisant preuve d’une grande maitrise sur les deux tableau. Solitaire, sans attache et peu disert, il semble comme détaché du monde. Jusqu’au jour où il va faire la connaissance d’Irene (Carey Mulligan), sa voisine, et de son petit garçon.

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Drive fut honoré du prix de la mise en scène au dernier festival de Cannes, et il faut bien dire que cette mise en scène est brillante, fluide et envoûtante, donnant le ton dès la scène d’ouverture. Porté par un Ryan Gosling mutique et mystérieux, ainsi que par la musique à la fois planante et angoissante de Cliff Martinez, le film nous plonge dans son univers, laissant parler les silences. Lorgnant du côté des standards des années 70, par le rythme, le thème, les références (on pense forcément à Steve McQueen), le réalisateur danois Nicolas Winding Refn y mêle des éléments parfaitement contemporains.

Comme s’il cédait à l’effet de mode, lorsque tout déraille, la violence explose, crue, graphique, excessive. La seconde partie du film devient alors un brin plus classique, prévisible. Certains trouveront que la violence est justifiée, comme pour transmettre un message. Mais cette violence parait surtout gratuite et superflue. Alors que David Cronenberg savait parfaitement maitriser ses effets dans History of Violence, ici, Nicolas Winding Refn semble, à l’image de son héros, ne plus pouvoir se maitriser. C’est un peu dommage, car le choc fait "sortir" le spectateur du film, indifférent au sort des protagonistes, presque froid, conscient que ce n’est que du cinéma. JPEG - 110.6 ko


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