The Artist

vendredi 28 octobre 2011
par  Ceduma

Film français de Michel Hazanavicius, avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo, John Goodman et James Cromwell.

Waouh ! Un film en noir et blanc, muet ...en 2011 ? Waouh !

The Artist est un film réalisé par Michel Hazavanicius. Il met en scène deux personnages, George Valentin alias Jean Dujardin, star du cinéma muet et Peppy Miller, alias Bérénice Bejo, une figurine qui va grandir et exploser avec l’évolution du monde cinématographique vers les années trente. Le monde de la parole arrive, les deux protagonistes se croisent, s’aiment mais l’un chute et l’autre acquiert la gloire.

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Les deux acteurs principaux sont fantastiques. Ils nous font passer du rire au larmes sans paroles, juste par leurs mimiques, leurs gestes. La capture de la caméra par Jean Dujardin est exceptionnelle ! Il dégage une présence superbe ! Il a d’ailleurs reçu le Prix d’interprétation masculine au dernier festival de Cannes.

Bien sûr il y a des références aux grandes scènes "Chaplinéennes", mais sans excès, sans vouloir imiter. Et Hazavanicius n’imite pas il crée son histoire, sa façon de voir, de croire, à l’heure actuelle, à un monde nouveau, neuf venant remplacé celui d’aujourd’hui. Si ça c’est pas de l’espoir ? En tout cas c’est magnifique !

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Commentaires

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mercredi 2 novembre 2011 à 16h29 - par  The Mocking Bird

Ça y est, je l’ai vu ! Film magnifique !

Si avec les OSS 117, Michel Hazanavicius était dans la simple pastiche, ici, c’est bien plus, bien mieux. Il ne pastiche pas, il fait. Un film en noir et blanc, comme on les faisait dans les années 20 et 30. On pense, forcément, à Chaplin (sérieux, à part lui, vous en avez beaucoup vu des films muets ?), par la poésie, la force narrative, les émotions pures... Mais aussi parce que pour Chaplin aussi, la question de la transition au parlant s’est posée. D’abord hésitant il s’était finalement converti, pour réaliser le chef d’œuvre que tout le monde connait : Le Dictateur.

Ici, tout y est. Du générique façon années 20 au format 3/4 d’époque, du pas saccadé aux encarts de dialogues. Mais on est au XXIe siècle, alors Michel Hazavicius ne se prive pas que quelques améliorations... L’image, noir et blanc, est très belle. Et bien sûr, le son, qui le temps d’une séquence cauchemardesque fait son apparition... Et ce n’est pas la seule bonne idée du film, qui jouent également sur les symboles (Elle, bavarde, lui, muet...), les clin d’œils aux standards du comique muet (le flic, le chien...).

Dans cet écrin, les acteurs, parfaits, se régalent. Jean Dujardin, naturellement très expressif, semble fait pour le cinéma muet. Bérénice Béjo, également, qui apparait bien plus naturelle ici que dans OSS 117. Enfin, n’oublions pas les seconds rôles, notamment le grand (par la taille et le talent) James Cromwell ainsi que John Goodman qui sont toujours un plaisir à voir.

Il y a sans doute une petite arrière pensée commerciale derrière cette volonté d’intégrer des acteurs américains, comme de tourner à Hollywood, et en anglais (film muet ne veut pas qu’il n’y a pas de dialogues... juste qu’on ne les entend pas). Mais si cette arrière-pensée permet de au film de se frotter au gratin Hollywoodien lors des prochains oscars, alors on veut bien faire la sourde oreille, et on croise les doigts !