Hugo Cabret

jeudi 12 janvier 2012
par  The Mocking Bird

Film américain de Martin Scorsese, avec Asa Butterfield, Ben Kingsley, Sacha Baron Cohen, Chloe Grace Moretz, Jude law et Christopher Lee

Hugo est orphelin. Il vit à la gare Montparnasse et remonte chaque jour les horloges. Son père était horloger et son seul héritage est un magnifique automate. Seulement l’automate est cassé et Hugo s’est promis de le réparer. Caché dans les coulisses de la gare, Hugo observe le monde en mouvement, les habitués du café, le redoutable inspecteur, le marchant de jouets...

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La première fois que j’ai vu la bande-annonce de ce film, je me suis dit qu’il avait l’air sympathique et tout gentil ce film, le traditionnel film familial de Noël... Tout dans cette bande-annonce "sentait" le film de Noël... Jusqu’à cette dernière seconde, où c’est apparu sur l’écran : Un film de Martin Scorsese... Là j’ai pas compris. Par la suite, les nombreuses critiques élogieuses m’ont plutôt rassurée... M’enfin quand même, Scorsese, un film pour enfants ?!

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Alors qu’en est-il vraiment ?

Un chose est sûre, Martin Scorsese sait raconter une histoire et monter un film. Il a le sens du détail, et du rythme. Dès ce premier plan, qui nous plonge littéralement à l’intérieur de la gare, il nous entraine à la poursuite du passé. Celui d’Hugo, celui de la gare Montparnasse, et bien sûr, celui de ce cinéaste oublié devenu confiseur : George Méliès.

Les jeunes acteurs Asa Butterfield et Chloe Grace Moretz s’en sortent bien, chaperonnés par des acteurs au talent incontestable : Ben Kingsley, Jude law, Christopher Lee... Mais la vraie surprise de ce film, c’est Sacha Baron Cohen, plutôt habitué jusqu’ici aux rôles grand-guignolesques (Borat, c’était lui...). Il offre une prestation toute en finesse à son personnage d’inspecteur qui cache finalement un cœur tendre...

Visuellement, le film est très beau. Le Paris d’un autre siècle, sous la neige, cela a quelque chose de très poétique. Quelques jolis plans pour la 3D aussi. Mais l’histoire de ce gentil garçon reste un brin cliché et est totalement prévisible.

la seconde partie film, où Scorsese rend un homme appuyé à George Méliès, le père des effets spéciaux, est de loin bien plus intéressante que tout ce que l’on a vu avant. A la fois poétique et presque documentaire, Scorsese raconte la naissance du cinéma.

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