Sherlock Holmes 2 : Jeu d’Ombres

lundi 6 février 2012
par  The Mocking Bird

Sherlock Holmes : A Game of Shadows. Film d’action américain de Guy Ritchie, avec Robert Downey Jr., Jude Law, Noomi Rapace, Rachel McAdams, Jared Harris, Kelly Reilly et Stephen Fry.

Une série d’attentats dans diverses villes Européennes déchainent les passions nationalistes déjà bien enflammées en cette fin de XIXe siècle. De par le monde, des morts suspectes, sans lien apparent, attisent la curiosité de Sherlock Holmes, qui y voit l’œuvre de son grand rival, le professeur Moriarty. Watson tout juste marié, Holmes l’arrache à son voyage de noce afin de déjouer les plans diaboliques de ce terrible adversaire. En effet, cela ne fait aucun doute, le sombre dessein de Moriarty est de déclencher une guerre mondiale !

Bon, alors déjà, le premier film n’était pas exactement l’idée que je me faisais de Sherlock Holmes. Le dépoussiérage a du bon, mais l’œuvre de Conan Doyle s’en trouvait un tout petit peu dénaturée. Quelque peu (voire carrément) rocambolesques, ces premières aventures de ce Sherlock new age tenait surtout pour sa joyeuse impertinence et son duo phare, Holmes et Watson, se chamaillant comme un vieux couple. Ce n’était pas ma tasse de thé, mais le film avait réussi a trouvé un certain équilibre qui lui avait valu bon nombre de fans.

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Dans ce deuxième volet, Jeu d’Ombres, Guy Ritchie utilise les mêmes recettes que dans le premier. Effets Raaalennnntiiiis, flash-backs, double effet Kisscool (Holmes imagine la scène, puis l’exécute), grosses bastons, et gros canons. Holmes et Watson se chamaillent toujours mais s’aiment quand même. Ah et puis, en gros, la même histoire : un terrible méchant presque aussi fort que Sherlock, lui donne du fil à retordre, mais Sherlock sauvera quand même in extremis le monde (enfin pour quelques années).

Visuellement, c’est toujours aussi beau. Les reconstitutions d’époque sont soignées, et le voyage de Londres à la Suisse, avec escale en France et en Allemagne est agréable. Il y a quelques moments amusants, mais globalement, on s’ennuie. L’histoire est à la fois sans surprise, et trop alambiquée pour que l’on se prenne au jeu des déductions. Les effets de style, usés et abusés, deviennent irritants. Enfin, cette obsession de la guerre mondiale qui sert de toile de fond à l’intrigue sonne faux, trop XXe siècle, pour un Sherlock Holmes ancré dans le Londres du XIXe siècle.

Sans dévoiler la fin, notons tout de même qu’elle prouve que les auteurs ont pourtant bel et bien lu l’œuvre originale...

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La critique du premier opus, signée par Zébulon, ainsi le débat qui s’en est suivi sont à lire ici dans les archives.


Commentaires

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lundi 6 février 2012 à 12h35 - par  Nell

Le début du film fait un peu kungfu panda pour avouer...
Le film en lui même est assez prévisible...
et ce sherlock fait plus cocaïnomane que opiomane mais il y a des scènes assez drôles tout de même :)

Ce n’est pas la film du siècle mais si on laisse son cerveau à l’entrée de la salle, c’est pas trop mal comme film :)