Young Adult

jeudi 19 avril 2012
par  The Mocking Bird

Film américain de Jason Reitman, avec Charlize Theron, Patton Oswalt, Patrick Wilson, Elizabeth Reaser et JK. Simmons.

Mavis Gary écrit des livres pour ados (Young Adults, ou YA pour les initiés) et mène une vie débridée et un brin solitaire à Minneapolis . A 37 ans, Mavis n’est pas non plus vraiment sortie de l’enfance. Lorsqu’elle apprend que son ancien amour du lycée est papa, elle décide, sur un coup de temps de retourner dans la petite ville natale du fin fond des Etats-Unis. Objectif : Le reconquérir. Peu importe qu’il soit marié et père de famille...

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Young Adult est le quatrième long métrage de Jason Reitman, après Thank You for Smoking, Juno et Up in the Air. Comme dans ces précédents films, Reitman tord le coup aux clichés de la société amércaines, avec un mélange étonnant de cynisme et de tendresse. Ce ton unique, c’est sa marque de fabrique. A la fois distant et proche de ses personnages.

Peut être un peu en dessous des deux précédents, Young Adult n’en reste pas moins intéressant. Intéressant, parce qu’imprévisible. Sous des airs de comédie à l’américaine, le film sort des sentiers battus, et ce qui devrait être inévitable ne l’est plus.

Comme un entre-deux entre Juno - qui avait la spontanéité et l’optimisme de l’adolescence - et Up in the Air - qui avait la maturité de l’adulte - Young Adult, et Mavis Gary, son héroïne, flottent entre deux eaux. Dans cette zone floue entre adolescence et âge adulte, ce moment de flottement où l’on se sait sortie de l’enfance, mais où l’on ne se sent pas forcément adlute. Le personnage de Mavis Gary nous renvoie des images de notre propre histoire, et l’on se demande ce que sont devenus nos camarades de lycée.

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Il y a une nostalgie évidente dans ce film. Mais une nostalgie comme pathétique, parce que l’adolescence doit s’arrêter un jour, et que l’on doit tous grandir un jour.

Charlize Theron, dans le rôle de l’éternelle ado qui refuse de grandir est parfaite. Assumant son joli minois, mais en lui donnant cet air de beauté fanée, négligée, qui rend toute la fragilité de son personnage accroché à sa gloire passée.

Enfin, la bande-originale, toujours très soignée chez Reitman, donne ic la part belle aux thèmes pop et rock des années 90’s. Nostalgie quand tu nous tiens...


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