La Planète des Singes - Les Origines

mercredi 14 septembre 2011
par  The Mocking Bird

Rise of the Planet of the Apes. Film américain, réalisé par Ruper Wyatt. Avec James Franco, Freida Pinto, John Lithgow, Tom Felton, et Andy Serkis.

Les sagas, c’est à la mode. Et c’est formidable, parce que c’est très rentable. Au départ, on prend un bon roman, de préférence best-seller, et de préférence science-fiction. Ensuite on en fait un film, plus ou moins fidèle selon l’humeur du moment. Le film marche, forcément, parce qu’il était très attendu et qu’il profite de la pléthore de fans du roman. Alors on fait une suite, puis une autre... Dans le jargon, on appelle ça des sequels. Et puis le monde tourne, et on se dit que la nouvelle génération de cinéphiles aurait bien droit à sa propre version, au gout du jour, et avec les moyens technologiques qui vont avec. On appelle ça un reboot (on redémarre, comme avec sun pc). Et puis un jour quelqu’un a une encore meilleure idée, "Et si on faisait un film sur ce qu’il s’est passé avant ?". On appelle ça un prequel. La Planète des Singes - Les Origines est, comme son nom le laisse deviner, un prequel.

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Donc, au départ tout va bien, tout est selon l’ordre des choses. Les hommes dominent le monde, et les singes sont dans des cages. Au mieux, dans des zoos, au pire, dans des laboratoires où ils servent de cobayes.

Will Rodman (James Franco) est un jeune chercheur en génétique. Il travaille sur un remède contre la maladie d’Alzheimer. Testé sur des singes cobayes, le remède se révèle encore plus puissant qu’escompté. Il accroit l’intelligence des singes...

Difficile de parler de ce film sans trop en dire, si ce n’est que ce n’est pas forcément le film auquel on s’attend. En effet, la bande-annonce et le titre original laissait plutôt penser que l’on aurait droit à une bataille rangée entre Hommes et Singes, mais le soulèvement promis n’arrive en réalité que dans la seconde moitié du film. Certains seront peut être ennuyés du manque d’action pure et des digressions de la première partie du film, mais c’est en réalité tout à son honneur. Le film prend le temps d’explorer les problématiques qu’il soulève (Jusqu’où peut-on jouer avec la génétique ? Doit-on aller contre l’ordre des choses ?...), mais aussi de développer ses personnages et leurs relations. Notamment, Will, scientifique obstiné, motivé par l’idée de sauver son père. Mais la vraie star de ce film est César, le chimpanzé surdoué de Will. Doté d’une intelligence plus qu’humaine, il grandit, s’épanouit auprès de Will, se retrouve confronté à la différence - d’avec les hommes, mais aussi d’avec les siens.

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La très bonne idée de ce film est qu’il est majoritairement raconté à travers les yeux de César. Plutôt que de raconter la chute des hommes, il choisit de nous raconter la rébellion des singes. Comme un miroir à l’histoire originale, où une poignée d’homme se soulevaient contre la domination simiesque.

Le film est aidé en cela par la technologie de pointe de la technique d’animation des images de synthèse en motion-capture. Rarement auparavant des images de synthèse n’auront paru aussi réelles. L’image est très fine, l’animation est ultra-précise. Les sentiments des singes apparaissent aussi clairement sur leur visage ou dans leurs attitudes que chez leurs protagonistes humains. Résultat : les singes paraissent presque plus humains que les humains, et on s’identifie très facilement à eux.

Utilisés avec parcimonie, les effets spéciaux s’intègrent parfaitement dans le film, doté d’une réelle histoire, qui monte en puissance et en tension jusqu’à cette confrontation finale sur le Golden Gate, tellement attendue et spectaculaire à souhait.

Alors il faut bien l’avouer, pour une fois, ce prequel, c’était une bonne idée ! JPEG - 397.6 ko


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