NCIS

dimanche 6 mai 2012
par  The Mocking Bird

Série américaine créée par D. Bellisario, avec Mark Harmon, Michael Weatherly, Pauley Perrette, Cote de Pablo, Sean Murray, David McCallum, Brian Dietzen et Rocky Carroll.

Reprise de la saison 9 en septembre, à 20h50 le vendredi, sur M6.

En 2003 naissait NCIS, une série créée par Donald Bellisario, et qui était un spin-off de la série JAG (Juge Avocat Général - service de Justice militaire), du même Bellissario. Un spin-off, c’est une série dérivée d’une autre. JAG était une série très... patriotique, et NCIS, née en pleine guerre contre le terrorisme, semblait marcher dans ses traces.

NCIS, c’est le Naval Criminal Investigation Service, le service d’enquêtes criminelles de la Marine. Ce sont des agents fédéraux qui enquêtent sur les meurtres de marines et de soldats de la Marine sur le territoire américain que ce soit dans le cadre de leur service, ou non.

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Les enquêtes sont parfaitement classiques, la subtilité n’est pas le fort de la série, et les coupables sont assez prévisibles. Avec un peu d’entrainement, on les devine avant la fin des épisodes.

Après deux saisons très orientées anti-terroristes, la série trouve ses marques et son identité. NCIS est de cette génération de séries où le cadre est très classique mais dont la valeur ajoutée est apportée par des personnages hauts en couleurs, et attachants. Il y a Abby, la gothique joyeuse accro à la caféine ; Ducky, le légiste psychologue qui parle aux cadavres ; Dinozzo, le drageur bavard, gai-luron mais enquêteur très doué malgré tout ; Ziva, israëlienne, ex-ninja du Mossad ; McGee, l’éternel bleu expert en contournage de pare-feux.... Tout ce petit monde est conduit d’un main de fer par l’agent spécial Gibbs, ex-marine, dont l’air taciturne cache une blessure insondable et un cœur tendre.

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NCIS a un parcours atypique. Unique cas, dans l’histoire des séries, d’audiences qui augmentent au fur et à mesure des saisons. Au point qu’elle est depuis 2 ans la série numéro 1 aux États-Unis. Mais NCIS en est aujourd’hui à sa neuvième saison, et son âge commence à se faire sentir. Comme pour la plupart des séries arrivées à ce stade, NCIS commence sérieusement à s’essouffler. Malgré des records d’audience, en terme de qualité, les deux ou trois dernières saisons sont un cran en-dessous. Les intrigues tournent en rond. Il devient difficile de surprendre encore le téléspectateur assidu. Et puis ce qui a fait le succès de la série se transforme peu à peu en handicap. De peur de changer une formule gagnante, les personnages sont égaux à eux-même, et plus rien n’évolue. Dinozzo, Gibbs, Abby et les autres ne deviennent plus que des caricatures d’eux-même, les scènes "cultes" - le labo d’Abby, l’open-space, la salle d’autopsie - sont stéréotypées, forcées. NCIS se repose sur ses lauriers.

Ce dont la série aurait besoin, c’est un bon coup de fouet, un bouleversement, du changement. Mais la série number one en est-elle capable ? Pas sûr...


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